mercredi 16 juin 2010

ojos negros

Ce ne sont pas nos rencontres
Même pas nos désaveux

Qui élucident ton être
Plus vaste que ses miroirs
C'est encore cette lueur:
Ta liberté enfouie
Brûlant ses limites
Pour s'évaser devant.

Andrée Chedid in Au fond du visage

5 commentaires:

  1. regard dure et pénétrant...
    bonne série.

    salut

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  2. Cruelle mise à nu, mystère irrésolu ? qui sommes-nous donc à travers nos images ?

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  3. je ne vois pas le cruel ici mais le grave, ce qui me semble le moins qu'on puisse attendre d'un humain!
    quand au mystère,je suis d'accord, l'irrésolu hante ou fascine...

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  4. Qui peut se targuer de résoudre son propre mystère et qui échappe au grand frisson de la finitude de l'être humain?
    A chacun ses frontières, ses franchissements et ses interdits. Dans cette fournaise, ce brûlot que certains appellent "états de création", chaque étincelle semble bien être une étoile, un pas franchis vers un début de solution. mais alors, pourquoi ne jamais s'en contenter ? Il me semble que l'art a pour objet, biens sûr de chercher, mais aussi d'apaiser. Est-t-il suffisant pour forger notre image proposée à autrui, personnellement, je pense que non. Alors, il est urgent de continuer à explorer nos ténèbres.

    Bonne fin de semaine,

    Roger

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  5. S'apaise-t-on en cherchant?
    MERCI Roger pour ce magnifique commentaire,
    pour ces mots aussi lisses que des galets, pénétrants que des embruns, irradiant que des reflets..."dans cette fournaise ...chaque étincelle semble bien être une étoile"...
    merci de faire briller la votre au dessus des parties ombrées de ce blog

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