"On n'est pas dans le monde,
on devient avec le monde,
on devient en le contemplant.
Tout est vision, devenir.
On devient univers.
Devenir animal, végétal, moléculaire, devenir zéro."
Gilles Deleuze
vendredi 16 juillet 2010
frontières
Chaque fois que je photographie une femme, j’ai l’impression de faire reculer les frontières de la mort.
Merci petite lune, pour ce joli com perso, la honte est un sentiment qui ne devrait pas exister, car il renvoie au jugement, à la morale, à la privation du libre arbitre, de la liberté ... je suis très touchée par ton message à bientôt;
J'aime ces visages qui ont du vécu. Tout être humain possède plusieurs beautés cachées et c'est l'amour du photographe qui les révèle, pas simplement la photo. Celle-ci devient l'interface entre deux âmes, deux regards, deux sourires, deux silences...Occurrence où la scène finale est implicite sans être dite. Ici, la lumière nous parle de la femme d'une si belle façon.
Merci Roger, je suis toujours fascinée par le langage des clairs obscurs qui nous racontent différemment, n'éclairant pas ce à quoi le regard s'attendait
Réflexion sur le recours à l'altérité dans la représentation de soi
L'altération de la représentation du moi, l'intrusion de la figure d'autrui dans la constitution de ma propre image, le détour par la fiction dans l'écriture de soi ou le travestissement du corps dans l'autoportrait, mais aussi le rôle de l'emprunt, de la citation ou du pastiche dans la re-présentation de soi attestent de la présence de l'autre dans la figuration du moi/même … Si l'individu accède à son moi en passant par la constitution d'un soi-même investi par le langage et l'image de l'autre qui le revêtent jusqu'à parfois le travestir, alors le moi n'est jamais mis à nu, et l'on peut mettre en évidence les procédures d'appropriation, de transposition, de réécriture de la figure du moi-même. Et l’autoreprésentation n’est plus seulement un simulacre de moi-même mais bien l’œuvre en tant qu’elle est camouflage, conversation avec autrui, redéfinition d’une identité…
"Des mots pour bijoux, du Temps pour trésor, je suis le bouillonnant brouillon sur papier de soi,
mes mains de blanche sont rouges du sang des êtres soumis,
mon coeur lourd de leurs chaînes et mes larmes intarissables;
intranquille femme d'ombre et de mica, chaque combat contre l'oppression est mien
et mon écriture in domi née."
Chaque fois que je me photographie j'ai l'impression de faire reculer les frontières de ma honte, oserai-je en réponse à Lucien Clergue...
RépondreSupprimerJ'aime en tous ces deux clichés, si sobre portraits d'une âme riche et expérimentée...
Merci petite lune, pour ce joli com perso,
RépondreSupprimerla honte est un sentiment qui ne devrait pas exister, car il renvoie au jugement, à la morale, à la privation du libre arbitre, de la liberté ...
je suis très touchée par ton message
à bientôt;
J'aime ces visages qui ont du vécu. Tout être humain possède plusieurs beautés cachées et c'est l'amour du photographe qui les révèle, pas simplement la photo. Celle-ci devient l'interface entre deux âmes, deux regards, deux sourires, deux silences...Occurrence où la scène finale est implicite sans être dite. Ici, la lumière nous parle de la femme d'une si belle façon.
RépondreSupprimerRoger
Merci Roger,
RépondreSupprimerje suis toujours fascinée par le langage des clairs obscurs qui nous racontent différemment, n'éclairant pas ce à quoi le regard s'attendait
J'adore ! et les photos, et la citation, avec laquelle je suis d'accord à 100 % !
RépondreSupprimerMerci anne!
RépondreSupprimerqu'est ce qu'on cherche derrière les images, qu'est ce qu'elles nous disent qu'on a besoin d'entendre, silencieusement?
Fascinant ce visage .Et beaucoup de sensualité.
RépondreSupprimerMerci Christophe!
RépondreSupprimerles mots doux sont comme les galets, il est bon de les ramasser!
Bravooo. Excellent b/n.
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