dimanche 6 mars 2011

clair de l'une









Quand nous naissons
notre visage est un chiffre
que nous portons cloués
au-dessus de nos épaules
pour multiplier
les hommes et le ciel

Nous dormons 
sur un miroir
où nous laissons 
sécher les mots
que nous avons parlés
pour qu'ils nous lavent

Serge Pey in Bâtons de la vint-cinquième heure



4 commentaires:

  1. Elle est parfaite, cette série ; une tension dramatique extrême, une interrogation souterraine....et toujours, la question muette du regard qui interroge et qui décrypte....

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  2. Merci chère anne, tes commentaires ne sont pas moins précieux!

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  3. Beaucoup d'intensité dans ces clichés, ces regards.J'aime beaucoup

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