"On n'est pas dans le monde,
on devient avec le monde,
on devient en le contemplant.
Tout est vision, devenir.
On devient univers.
Devenir animal, végétal, moléculaire, devenir zéro."
Gilles Deleuze
mardi 17 novembre 2009
La peau (suite)
Une cloison de vent.
Précisément parce que cet organe n'est pas un individu, mais bien une matière volante,
une ambiance carnée,
une pellicule d'atmosphère humaine, la peau feint seulement de se laisser traverser.
En vérité, à la manière du miroir, elle est insondable
et il faudrait au moins deux autres Alice pour en crever la surface et passer de l'autre côté,
ça, c'est des photos qui valent bien celles que tu m'as fait passer en lien...époustouflante cette série ! Et alors le texte, quel texte ! à frémir de questions, à se regarder enfin : quoi ma peau, comment j'ai fait pour atterrir dedans ? qu'est-ce que j'en fais ?
tu le sais, le thème de l'identité me "triture" depuis des décennies et c'est pas fini! l'image, que nous donnons, qu'on nous vole, que l'on prend des autres, me fascine car elle nous connecte à au plus intime de l'individu, à l'inconscient collectif, à l'histoire...
J'aime la deuxième photo, c'est marrant mais je comprends votre intérêt à l'image de mon portefeuille que je vois la même profondeur dans cette image. En effet (j'espère ne pas être imprudent) tient à demander la permission de faire appel à vos photo pour une de mes Gravure, je vais comprendre si vous ne pouvez pas (sans compromis).
Me gusta su nombre, me recuerda una canción "donde cayó Camilo nació una cruz...pero no de madera sino de luz..." ¿Sabes? (trataba de Camilo Jose Cela) Le agradezco su solicitud de trabajar desde una de mis fotos. Claro que acepto, estoy emocionada. ¿Cuál es? Hasta pronto!
Réflexion sur le recours à l'altérité dans la représentation de soi
L'altération de la représentation du moi, l'intrusion de la figure d'autrui dans la constitution de ma propre image, le détour par la fiction dans l'écriture de soi ou le travestissement du corps dans l'autoportrait, mais aussi le rôle de l'emprunt, de la citation ou du pastiche dans la re-présentation de soi attestent de la présence de l'autre dans la figuration du moi/même … Si l'individu accède à son moi en passant par la constitution d'un soi-même investi par le langage et l'image de l'autre qui le revêtent jusqu'à parfois le travestir, alors le moi n'est jamais mis à nu, et l'on peut mettre en évidence les procédures d'appropriation, de transposition, de réécriture de la figure du moi-même. Et l’autoreprésentation n’est plus seulement un simulacre de moi-même mais bien l’œuvre en tant qu’elle est camouflage, conversation avec autrui, redéfinition d’une identité…
"Des mots pour bijoux, du Temps pour trésor, je suis le bouillonnant brouillon sur papier de soi,
mes mains de blanche sont rouges du sang des êtres soumis,
mon coeur lourd de leurs chaînes et mes larmes intarissables;
intranquille femme d'ombre et de mica, chaque combat contre l'oppression est mien
et mon écriture in domi née."
ça, c'est des photos qui valent bien celles que tu m'as fait passer en lien...époustouflante cette série !
RépondreSupprimerEt alors le texte, quel texte ! à frémir de questions, à se regarder enfin : quoi ma peau, comment j'ai fait pour atterrir dedans ? qu'est-ce que j'en fais ?
Merci anne,
RépondreSupprimertu le sais, le thème de l'identité me "triture" depuis des décennies et c'est pas fini!
l'image, que nous donnons, qu'on nous vole, que l'on prend des autres, me fascine
car elle nous connecte à au plus intime de l'individu, à l'inconscient collectif, à l'histoire...
J'aime la deuxième photo, c'est marrant mais je comprends votre intérêt à l'image de mon portefeuille que je vois la même profondeur dans cette image. En effet (j'espère ne pas être imprudent) tient à demander la permission de faire appel à vos photo pour une de mes Gravure, je vais comprendre si vous ne pouvez pas (sans compromis).
RépondreSupprimerMerci et bonne journée Alterdom!
Hola Camilo,
RépondreSupprimerMe gusta su nombre, me recuerda una canción "donde cayó Camilo nació una cruz...pero no de madera sino de luz..." ¿Sabes? (trataba de Camilo Jose Cela)
Le agradezco su solicitud de trabajar desde una de mis fotos.
Claro que acepto, estoy emocionada.
¿Cuál es?
Hasta pronto!
WOW! These are VERY STRIKING and sort of creepy!!!
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