"On n'est pas dans le monde,
on devient avec le monde,
on devient en le contemplant.
Tout est vision, devenir.
On devient univers.
Devenir animal, végétal, moléculaire, devenir zéro."
Gilles Deleuze
mardi 26 octobre 2010
chuttt
Les larmes essuient le silence. à Zazie et son Aux armes citoyennes (chanson en commentaire)
A ceux qui pensent Qu'Eve est seulement Une moitié d'Adam A ceux qui disent Qu'elle est la mère De tous les vices A ceux qui se permettent D'être le seul maître Après Dieu A ceux qui rient A celles qui pleurent
A ceux qui vont Libres comme l'air A celles qui se terrent A ceux qui ont Le droit de dire Elles, de se taire A ceux qui prennent la vie De celles qui donnent la vie A ceux qui rient De celles qui pleurent
Aux armes, citoyennes Nos armes seront Les larmes qui nous viennent Des crimes sans nom Aux hommes qui nous aiment Ensemble, marchons Et au Diable les autres
A celles qu'on opprime Pour avoir commis le crime D'aimer A celles qu'on supprime Pour un peu de peau Dévoilée A celles qu'on assassine Pour avoir tenté de leur résister A nous, mes frères Qui laissons faire
Aux armes, citoyennes Nos armes seront Les larmes qui nous viennent Des victimes sans nom Aux hommes qui nous aiment Ensemble, marchons Et au Diable les autres A nous, mes frères Qui laissons faire
Aux armes, citoyennes Aux armes, versons Les larmes qui nous viennent Au feu des canons Aux hommes que reviennent Un peu de raison Et au Diable les autres
Aux armes, citoyennes Nos larmes seront Le forces qui nous tiennent Ensemble, marchons Puisque l'horreur est humaine Sur elle versons Nos larmes en pardon
Merci Roger pour ce com déclic qui m'a fait penser à cette magnifique version de la marseillaise, enfin féminine; je rends donc grâce à Zazie, tout en ne sachant comment faire avec ses droits d'auteure... et supprimerai ce com si nécessaire
Réflexion sur le recours à l'altérité dans la représentation de soi
L'altération de la représentation du moi, l'intrusion de la figure d'autrui dans la constitution de ma propre image, le détour par la fiction dans l'écriture de soi ou le travestissement du corps dans l'autoportrait, mais aussi le rôle de l'emprunt, de la citation ou du pastiche dans la re-présentation de soi attestent de la présence de l'autre dans la figuration du moi/même … Si l'individu accède à son moi en passant par la constitution d'un soi-même investi par le langage et l'image de l'autre qui le revêtent jusqu'à parfois le travestir, alors le moi n'est jamais mis à nu, et l'on peut mettre en évidence les procédures d'appropriation, de transposition, de réécriture de la figure du moi-même. Et l’autoreprésentation n’est plus seulement un simulacre de moi-même mais bien l’œuvre en tant qu’elle est camouflage, conversation avec autrui, redéfinition d’une identité…
"Des mots pour bijoux, du Temps pour trésor, je suis le bouillonnant brouillon sur papier de soi,
mes mains de blanche sont rouges du sang des êtres soumis,
mon coeur lourd de leurs chaînes et mes larmes intarissables;
intranquille femme d'ombre et de mica, chaque combat contre l'oppression est mien
et mon écriture in domi née."
Trop de silence peut engendrer des larmes.
RépondreSupprimerQuadrature du cercle résolue, ou vision de photographe ?
Roger
ah, non, pas chuuut ! quand on tait ce qui devrait se dire, c'est pire !
RépondreSupprimerA ceux qui pensent
RépondreSupprimerQu'Eve est seulement
Une moitié d'Adam
A ceux qui disent
Qu'elle est la mère
De tous les vices
A ceux qui se permettent
D'être le seul maître
Après Dieu
A ceux qui rient
A celles qui pleurent
A ceux qui vont
Libres comme l'air
A celles qui se terrent
A ceux qui ont
Le droit de dire
Elles, de se taire
A ceux qui prennent la vie
De celles qui donnent la vie
A ceux qui rient
De celles qui pleurent
Aux armes, citoyennes
Nos armes seront
Les larmes qui nous viennent
Des crimes sans nom
Aux hommes qui nous aiment
Ensemble, marchons
Et au Diable les autres
A celles qu'on opprime
Pour avoir commis le crime
D'aimer
A celles qu'on supprime
Pour un peu de peau
Dévoilée
A celles qu'on assassine
Pour avoir tenté de leur résister
A nous, mes frères
Qui laissons faire
Aux armes, citoyennes
Nos armes seront
Les larmes qui nous viennent
Des victimes sans nom
Aux hommes qui nous aiment
Ensemble, marchons
Et au Diable les autres
A nous, mes frères
Qui laissons faire
Aux armes, citoyennes
Aux armes, versons
Les larmes qui nous viennent
Au feu des canons
Aux hommes que reviennent
Un peu de raison
Et au Diable les autres
Aux armes, citoyennes
Nos larmes seront
Le forces qui nous tiennent
Ensemble, marchons
Puisque l'horreur est humaine
Sur elle versons
Nos larmes en pardon
Merci Roger pour ce com déclic qui m'a fait penser à cette magnifique version de la marseillaise, enfin féminine; je rends donc grâce à Zazie, tout en ne sachant comment faire avec ses droits d'auteure...
RépondreSupprimeret supprimerai ce com si nécessaire
Comme tu as raison, 1000 fois raison, anne!!!
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