Dans la glace, certains jours, mon visage me paraissait alourdi, assailli par le temps; certains jours, mon regard me semblait pris au piège.
in Le verbe et la chair
Andrée Chedid
"On n'est pas dans le monde, on devient avec le monde, on devient en le contemplant. Tout est vision, devenir. On devient univers. Devenir animal, végétal, moléculaire, devenir zéro." Gilles Deleuze
Ouais mais quand on est beau, on le reste même avec l'âge...alors que quand c'est l'inverse....beuh ! les miroirs ne sont pas toujours des amis, hein.
RépondreSupprimerCE regard......on a envie de lui redonner le sourire ! d'y raccrocher des étoiles.....
RépondreSupprimeren fait ici c'est la notion de piège qui a retenu mon attention, anne,
RépondreSupprimersi une forme de beauté (relative, fugace et indépendante du bonheur) facilite l'existence
elle est avant tout un piège pour les femmes...
et le regard piégé, dont parle Andrée Chedid, pourrait bien l'être par la dépendance au miroir,
à l'assentiment collectif, au plaire tacite...qui nous entraîne si loin de ce que nous sommes
Merci anne, je prends toutes les étoiles échappées d'entre tes longues mèches pour venir éclairer ici
RépondreSupprimerIn-tranquille femme d'ombre, tu ne sembles pas goûter plus de quiétude dans la lumière des sunlights. Sans doute, ton domaine se trouve-t-il dans le voyage entre ces deux pôles et dans le mouvement de va et vient, ta propre vie insaisissable. Nous nous contenterons donc d'un mirage dans le miroir, d'un bref instant numérisé, et d'un balbutiement avec une silhouette déjà happée par le passé.
RépondreSupprimerRoger
aussi vitale qu'est l'alternance du jour et de la nuit, Roger
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