vendredi 15 octobre 2010

sur l'épaule










 Dans la glace, certains jours, mon visage me paraissait alourdi, assailli par le temps; certains jours, mon regard me semblait pris au piège.

in Le verbe et la chair
Andrée Chedid

6 commentaires:

  1. Ouais mais quand on est beau, on le reste même avec l'âge...alors que quand c'est l'inverse....beuh ! les miroirs ne sont pas toujours des amis, hein.

    RépondreSupprimer
  2. CE regard......on a envie de lui redonner le sourire ! d'y raccrocher des étoiles.....

    RépondreSupprimer
  3. en fait ici c'est la notion de piège qui a retenu mon attention, anne,
    si une forme de beauté (relative, fugace et indépendante du bonheur) facilite l'existence
    elle est avant tout un piège pour les femmes...
    et le regard piégé, dont parle Andrée Chedid, pourrait bien l'être par la dépendance au miroir,
    à l'assentiment collectif, au plaire tacite...qui nous entraîne si loin de ce que nous sommes

    RépondreSupprimer
  4. Merci anne, je prends toutes les étoiles échappées d'entre tes longues mèches pour venir éclairer ici

    RépondreSupprimer
  5. In-tranquille femme d'ombre, tu ne sembles pas goûter plus de quiétude dans la lumière des sunlights. Sans doute, ton domaine se trouve-t-il dans le voyage entre ces deux pôles et dans le mouvement de va et vient, ta propre vie insaisissable. Nous nous contenterons donc d'un mirage dans le miroir, d'un bref instant numérisé, et d'un balbutiement avec une silhouette déjà happée par le passé.

    Roger

    RépondreSupprimer
  6. aussi vitale qu'est l'alternance du jour et de la nuit, Roger

    RépondreSupprimer